Le parchemin de Nyogtha

Aides de jeu, partage d'idées et scénarios sur le jeu de rôle dans un univers médiéval fantastique

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La petite boule bleue

Bien rares sont ceux qui s’aventurent assez loin dans les marais pour découvrir un des arbres les plus anciens qui soit : l’Ossalium… Avec son tronc gris-blanc et son écorce rougeâtre, il est pourtant reconnaissable… mais tous les Ossaliums sont plusieurs fois centenaires et avec le temps, l’écorce tend à se détacher par plaque. Lorsqu’il ne reste aucune écorce, l’arbre dépérit peu à peu jusqu’à mourir. Le feuillage de l’Ossalium est plus commun, ses feuilles s’apparentent à celles du bouleau mais sont un peu plus grandes de taille.

Jusqu’alors, aucun botaniste n’a pu se targuer d’avoir réussi à faire pousser un Ossalium en dehors de son milieu naturel (eau stagnante et boueuse, marais dense) et pourtant l’enjeu en motive plus d’un… Car enfin, c’est le fruit de l’Ossalium que tous les botanistes et alchimistes convoitent directement ! Ce fruit, nommé l’Asporectus, est d’une extrême rareté puisqu’un même Ossalium en produit seulement de 4 à 10 par an… sans compter qu’un Ossalium pousse toujours de manière solitaire et qu’il faut être présent durant toute la période de maturation des fruits si l’on ne veut pas qu’il fasse le plus grand bonheur des oiseaux.

Mais, venons en plus précisément au fruit :

De forme ovale et pouvant tenir dans une main fermée, le fruit est lisse et de couleur verte.

Son écorce est particulièrement rigide ce qui le protège tout de même de bon nombre d’espèces d’oiseaux (son prédateur restant principalement le « Pic des marais »).

Si son apparence est dès plus communes, l’intérieur du fruit est très étrange (cf dessin ci-contre). En effet, au centre du fruit, une petite boule épineuse verdâtre est maintenue à distance des parois par deux pieds membraneux. Le petit noyau central baigne dans un liquide orangé assez épais et très odorant. Ce liquide orangé est un véritable nectar, très apprécié par tous …en particulier par les oiseaux. L’ajout du jus d’un seul fruit dans la composition d’une liqueur fait des merveilles ! Mais le plus intéressant, c’est bien sûr le noyau…

Un noyau qui, s’il est arraché maladroitement provoquera l’écoulement d’un liquide bleu dans le fruit lui même. Inutile de dire que le nectar serait complètement gâché. En fait, il faut casser les deux pieds membraneux exactement en même temps… Rien ne s’écoule alors et le précieux liquide reste à l’intérieur du noyau. Le travail conjoint d’un brillant alchimiste et d’un botaniste a permis de découvrir qu’il fallait déposer le noyau dans une eau bouillante pour pouvoir le conserver. Les deux hommes préconisent de retirer le noyau de l’eau après 8 secondes d’immersion. Le noyau sera ainsi débarassé de ses épines (très acérées, piqûres douloureuses) et le liquide se sera solidifié à l’intérieur.

Il suffit alors d’ouvrir délicatement le noyau à l’aide d’une fine lame et l’on découvre une petite boule bleue molle au toucher. Attention à ne pas laisser le noyau trop longtemps dans l’eau sans quoi la solidification serait totale et le noyau inutilisable… Certains disent qu’il suffit de se baser sur le détachement des épines pour retirer le noyau de l’eau.


Bon, et la petite boule bleue dans tout cela…? 

Elle restera molle et utilisable durant 2 mois environ (2 jours seulement si l’on parvient à extraire le liquide à l’état pur). C’est un très puissant dopant ! Elle efface toute fatigue, redonne du punch, coupe la faim… bref on se sent très bien après son absorption. Vous aurez compris qu’elle dope mais ne guérit pas… Elle donne l’illusion seulement mais cela suffit pour qu’un vaillant guerrier éreinté et blessé retourne avec vigueur au combat comme si ses blessures ne l’affectaient pas… Abuser d’une telle drogue peut tout à fait provoquer une mort d’épuisement ou une crise cardiaque. A vous de déterminer les limites et les pouvoirs de l’objet en question mais il doit être suffisamment puissant et dangereux à la fois. A l’achat, les boules d’Asporectus sont quasiment introuvables… Ceux qui en disposent les gardent pour eux… Mais au fait, et vous ! Qu’est-ce que vous mâchez là ?  hein ? 😉

Auteur : Nyogtha, inspiration libre

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