Le parchemin de Nyogtha

Aides de jeu, partage d'idées et scénarios sur le jeu de rôle dans un univers médiéval fantastique

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Voleur :  dur à jouer sans laisser de traces !

 

 

Par nature individualiste, le voleur est sans cesse tiraillé entre deux tendances : rester dans le droit chemin, pour faire corps avec ses amis, sans risquer de compromettre le bon déroulement d’une aventure ou exercer ses talents dès que possible, au risque de mettre tout le monde dans une terrible panade, de créer des dissensions entre joueurs, …

Le « droit chemin » facilite les choses pour tout le monde… Nombre de MJ craignent le personnage du voleur pour les situations complexes qu’il peut engendrer, en bouleversant parfois complètement la trame du scénario. Il faut alors tout mettre en oeuvre : recueil de témoignage, justice, emprisonnement, exécution (sic), gestion des autres joueurs…etc. Tant de choses qui dépendent pour beaucoup de la faculté d’improvisation du Meneur de Jeu. Ainsi, on comprend aisément qu’un voleur calme et rangé, cantonné dans un rôle d’éclaireur discret et de talentueux serrurier, arrange tout le monde ! Mais, n’est-ce pas ô combien réducteur pour ce merveilleux personnage plein de surprises ?

Le « voleur actif », pur et dur, joue pleinement son rôle : on retrouve l’individualiste que l’on connaît. Peu lui importe le sort des autres pourvu que sa bourse s’arrondisse.  Primo, c’est un personnage très difficile à gérer pour le MJ qui doit orchestrer au mieux la discrétion des actions et communiquer sur les opportunités qui s’offrent… Secondo, la cohabitation avec d’autres joueurs peut s’avérer malaisée, enfin… s’ils lisent clairement dans le jeu du voleur ! Il est clair qu’un voleur « trop » actif prend le risque de ne pas survivre longtemps … tant dans les scénarios qu’au sein d’une équipe soudée.La solution est un savant mélange dont vous seul trouverez le dosage en fonction de vos amis joueurs et de votre Meneur de Jeu favori.

Rappelez-vous toujours qu’avec le voleur, rien n’est ni noir ni blanc… tout est gris! Tout est histoire de compromis, un voleur cédera volontiers sur un point s’il peut gagner plus sur un autre, non ? Rappelez-vous aussi qu’un voleur trop actif et franc-tireur attirera sur lui le courroux de la Guilde locale, des Autorités… etc. Il se doit donc d’être discret et d’avoir une bonne «couverture». Intégrer une équipe d’aventuriers est une bonne solution, cela permet notamment de s’éloigner un peu du lieu de ses méfaits, histoire de se faire oublier.

 

Une idée originale pour concilier rôle playing et discrétion ?

Je crois que le voleur et le MJ doivent créer une véritable complicité. Non pas que le MJ doive privilégier le personnage du voleur… mais seule une collaboration entre eux est à même de garantir la discrétion et l’efficacité du voleur.

Je m’explique :

Un vrai voleur ne se privera jamais d’une belle bourse bien pleine.
Un Meneur de Jeu prévoyant aura pris la peine, avant tout scénario, d’exposer en détail au voleur les risques encourus, les sanctions en vigueur pour tel ou tel délit…etc.

Le voleur, quant à lui, prendra soin de bien décrire par avance au MJ ses cibles favorites, le contexte idéal à ses yeux pour réaliser ses méfaits…afin que le MD le prévienne lorsqu’une opportunité se présente. A la manière des voleurs qui communiquent entre eux à l’aide d’un langage secret, le MD et le voleur détermineront ensemble une espèce de code secret pour signaler tel ou tel fait. Cela peut aller d’une banale phrase du type « Je sens que la chance revient !! » à une simple gestuelle comme s’amuser avec une pièce de monnaie pour signifier, par exemple, que le voleur cherche une victime. Essayez, vous verrez ! Ca rajoute du piment au jeu et ce secret préservé le sera au plus grand plaisir du voleur ! Cette discrétion va plus loin car elle évite aussi les conflits au sein même d’une équipe de joueurs… ainsi, les yeux chastes ne seront pas offensés par les basses actions du voleur qu’ils détectaient ô combien facilement lorsqu’il voyait l’oiseau rare passer ses petits papiers au MJ !

Et si l’on causait équipement ?

Les outils qui constituent l’équipement du voleur ne sont pas simples à acquérir. Tout comme on ne s’improvise pas voleur, on ne naît pas avec ses outils non plus !

La recherche des outils est aussi importante pour un voleur que la quête d’une arme pour un guerrier. L’avez-vous déjà ressenti ou comme moi, avez-vous plutôt toujours vu les voleurs démarrer tout équipé (un peu comme le dernier véhicule à la mode avec toutes les options) ?

Ah…j’oubliais… on parle des outils de voleur comme d’un TOUT. Cette vision simplificatrice nuit au réalisme et occulte le plaisir qui peut découler de l’utilisation ou de la découverte des précieux outils.

D’aucun vous diront :  » Je dissimule mes outils de voleur dans ma botte gauche » … c’est cela, oui… et il chausse du combien le monsieur ?? du 72 ??? Restons sérieux et rappelons nous un instant les serrures de l’époque, les clés de l’époque et l’outillage en vigueur. Je suis favorable à l’apport du fantastique dans les scénarios mais gardons bien à l’esprit que l’outillage du voleur est un minimum volumineux. Il nécessite une bonne trousse ou un trousseau digne de ce nom et chaque artiste pourra tenter de personnaliser ses propres outils ainsi que d’en réduire le nombre pour s’alléger.

Parmi les autres outils, on distinguera les outils génériques, simples à se procurer, et les outils spéciaux, faits sur mesure et difficiles à trouver (sauf dans une guilde).

Avec mon ami Jacko, nous avons tenté de dresser une liste de quelques outils, agrémentée de commentaires et de dessins que vous pourrez reprendre à loisir. Cette liste, accessible via les liens ci-dessus,  n’est nullement exhaustive et ne demande qu’à s’aggrandir… Dites moi donc ce que vous en pensez et mieux encore, partageons nos idées ! La rubrique n’en deviendra que plus intéressante aux yeux de tous.

Nyogtha

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2 Responses to “Voleur : et si on parlait role playing ?”

  1. Rappar dit :

    Réalisme et fantasy ne font bon ménage que dans les romans…

    Dans les parties de JdR, si le voleur monopolise le MJ pour ses petites actions solos, les autres joueurs vont en avoir assez.

    Deux solutions;
    – n’avoir un groupe constitué que de voleurs. Nightprawler montre que c’est possible, et fait de bonnes campagnes.
    – ne plus égaliser « voleur=coupeur de bourses ». Il y a suffisamment de classes et de carrières dans D&D3 pour obtenir un « voleur » qui soit toléré par le reste du groupe, non? Par exemple, c’est en fait un agent secret, un expert. De nombreuses séries télé ont un personnage d’intello-bricoleur-informaticien qui va chercher les infos et inventer des gadgets pour tromper l’ennemi – et qui est indispensable au groupe.
    – Pourquoi le voleur est-il le seul à risquer de se retrouver en prison? Et le guerrier qui tue tout ce qui bouge? Et le magicien qui manipule les esprits? Et quand ils trouvent un trésor et ne déclarent rien aux impôts, ils mériteraient pas tous de finir en geôles? Mélange des deux idées ci-dessus : le groupe de PJ est un groupe d’agent spéciaux, envoyé par une autorité (roi, dieu, marchand…) sur des missions illégales. Chacun a sa spécialité

    Le problème de l’intégration du voleur n’existe que si l’on met des oeillères: il faut sortir de l’alignement voleur-chaotique-individualiste-son objectif est de s’enrichir-point. Un voleur loyal ça existe?

    Prenons Robin des Bois; c’est le prince des voleurs, non? Est-il « l’individualiste que l’on connaît » (dans les clichés), avec toute sa bande? Peut-on dire de Robin Hood que « Peu lui importe le sort des autres pourvu que sa bourse s’arrondisse. »? Est-ce qu’il passe des compromis « tu me rends Marianne, et je soutiens le Prince Jean »?

    Si un joueur n’a en tête que le paradigme donjonnesque, alors le « savant mélange » ou « le dosage », consiste pour le MJ à ouvrir les horizons du joueur. Il veut voler, OK. Pour quoi faire? Pour l’argent? Il n’y a qu’à en piquer aux monstres, c’est légal. Pour le pouvoir, la gloire et la renommée? Il n’y a qu’à se lancer dans la politique et devenir Agitateur, comme dans Warhammer, dont au passage les carrières de filous sont bien plus variées. Pour les femmes? Pas besoin de risquer l’amputation des mains, cultivons plutôt l’aspect « mauvais garçon ». Et ainsi de suite.

    En gros, le réalisme dans les outils c’est très bien (et instructif), mais pourquoi ne pas appliquer ce réalisme à la psychologie du personnage? 🙂

    • admin dit :

      Hello ami Rappar,

      Beau commentaire dis-donc ! Cela fait plaisir 🙂 Merci à toi.
      Réalisme et Fantasy ne font pas bon ménage en JDR ? Je ne sais pas. En fait, je ne me pose pas de grand principe qui m’empêche d’user de tel ou tel ingrédient. Du coup, tu as peut-être raison. Parfois, je pense parvenir à concilier les deux, sans viser de but précis, juste parce que je le ressens comme ça ; d’autant que j’affectionne quand même un certain réalisme, c’est vrai.

      Le voleur ne doit pas pas monopoliser la partie, c’est certain ! Je pense que c’est même un personnage propice aux solos, afin de ne léser personne et de lui permettre d’être au coeur de certaines histoires. C’est la raison pour laquelle je suggérais l’idée de mises au point préalables avec le MJ, une sorte de complicité sur des points très précis.

      L’idée d’un groupe constitué uniquement de voleurs, bien sûr que c’est posssible. Je connais le principe de Nightprawler mais n’y ai jamais joué par contre. Par ailleurs, parmis les aventuriers, beaucoup ont cette fibre voleuse sans en avoir l’étiquette !

      Le voleur espion est une bonne piste. Je l’ai d’ailleurs utilisée récemment (eheh… mais je n’en dirai pas plus pour cause d’yeux indiscrets parmi mes propres joueurs !).

      Le voleur à la MacGyver pourquoi pas. Ce que tu proposes me fait songer à Leverage ou Agence Tous Risques (deux séries TV). Cela peut être fun aussi !

      En fait, je pense que tout cela peut cohabiter pour peu que ce soit fait adroitement. Y compris le voleur classique/stéréotypé qui comme le reste, peut exister. Après, c’est le relief qu’on lui donne, la finesse de jeu, le respect des autres joueurs aussi. Je soutiens donc tes suggestions finales sur le rôle du MJ qui peut, par le biais du questionnement, amener le PJ à étoffer / enrichir son gameplay ou sa vision des choses 🙂

      Tout cela va m’amener finalement à un prochain article complémentaire : « Un voleur sur le divan » où je traiterai des questions qu’on peut se poser pour paufiner son personnage de voleur. Qu’en penses-tu ?

      Merci encore !
      En attendant que je référence ton site dans mes liens, j’invite les joueurs sensibles à la qualité de jeu à visiter ton blog :
      LE BASTION ROLISTE http://www.bastion.free.fr/

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